LA PRESSE EN PARLE

La photographe des villes s’installe dans le centre

Caroline Gasch PhotographePour sa galerie, Caroline Gasch n’a pas choisi au hasard la place de la Résistance. « J’adore cet endroit, c’est intimiste, c’est carré, j’adore la géométrie, c’est mon truc. »

La géométrie se retrouve dans ses clichés, notamment dans la première série accrochée aux murs : New York. La photographe a saisi les perspectives de la Grosse pomme. « J’aime l’urbanisme, prévient-elle. Les grandes villes d’Amérique du nord c’est l’urbain par excellence, je peux jouer avec les lignes, les couleurs. »
L’histoire entre la photo et elle a débuté à 14 ans, lorsqu’on lui offre son premier boîtier argentique. « La passion m’a envahi, j’ai tout de suite su que je voulais vivre de la photo».

Un rêve de gosse

Pourtant, elle se lance dans l’apprentissage des langues étrangères.« Les métiers artistiques n’étaient pas très bien vus à l’époque. » Elle sera professeur d’espagnol une année, avant de laisser tomber ce métier pas fait pour elle. La photo reste, elle se forme, participe à des stages, lit des revues spécialisées.
Originaire d’Aix-en-Provence, elle pose ses valises à Tours il y a deux ans, après des passages par Paris et Blois.
Le déclic intervient en 2009. « J’ai eu un changement de vie familiale. La passion était forte, c’était comme une évidence. »

Atelier galerie de Caroline Gasch, au 17, place de la Résistance. Du mardi au samedi, de 10 h à 19 heures. Fermeture lors de reportages ou de prise de vues extérieures. Contact : 06.12.11.48.49 ou www.carolinegasch.com.

Alexandre Salle – La Nouvelle République

En savoir+

Caroline Gasch vient d’ouvrir sa galerie Place de la Résistance à Tours.

Caroline Gasch PhotographeOubliez le cadre de New-York acheté chez un fabricant de meubles suédois qui trône dans votre salon, on a trouvé plus beau, plus coloré, plus artistique et plus personnel. Sur la douce Place de la Résistance de Tours, on peut aujourd’hui passer la porte de la galerie de Caroline Gasch. Elle est photographe, elle voyage dès que le cœur lui en dit, et elle a un sacré regard pour capturer la belle image.

Son histoire avec la photo commence à ses 14 ans, dans les environs d’Aix-en-Provence « ma grand-mère m’a offert mon premier appareil photo. Dès que je l’ai eu entre les mains j’ai su qu’entre nous ce serait une longue histoire, c’est devenu le prolongement de ma main. » C’était au milieu des années 80, c’était un appareil argentique, et elle l’a toujours, rangé au fond de son commerce. « Je l’utilisais matin, midi et soir. J’ai appris à m’en servir seule. Je l’ai ouvert, trifouillé… Je sortais dans le jardin, je photographiais les arbres, les fleurs, ma petite sœur, mes parents… Tout ce qui passait sous mes yeux. Et, surtout, j’aimais le bruit du clic. »

Très vite, l’adolescente veut apprendre à développer ses clichés et s’inscrit à des cours de photo. D’ailleurs, après le bac, elle tente de convaincre ses parents de la laisser faire l’école de photo d’Arles. Ils refusent : « ils m’ont dit que se lancer dans un métier artistique ça ne se faisait pas. » Alors Caroline Gasch ruse et entame une formation en langues étrangères, « pour voyager et faire de la photo. » Elle devient prof d’espagnol, puis assistante de direction. Monte à Paris, descend à Blois. Voyage (Espagne, Ecosse, Etats-Unis, Irlande…). « Pendant tout ce temps, je n’ai jamais arrêté la photo. »

Olivier Collet – Info Tours.fr

En savoir+